03 Déc

Etre à Son service ensemble à Alès

image

Depuis des années, je prie pour la ville d’Alès. Je me déplace dans les rues et présente au Seigneur ses habitants. Dieu a mis dans mon cœur la nécessité d’une présence adventiste à Alès, sujet de prière quotidien et, deux déplacements par semaine dans la ville.

S’est imposé à moi de ne plus prier seule, mais avec deux autres personnes qui sont entrées dans le projet. Parallèlement, d’autres soutiennent le projet de chez eux par leur prière.

En janvier 2016, le projet concernait sept parc-tour-vieille-alespersonnes. Prière chez soi, dans un parc de la ville et dans un foyer. Rapidement le réseau s’est développé. En avril, le réseau était composé de vingt sept personnes sensibles au spirituel, dont sept adventistes.

Nous sommes résolus à ne faire que des plans qui sortent de ce que Dieu nous révèle. Un jour que faiblissait mon énergie et ma conviction, Dieu m’a fait rencontrer un moine pour m’entendre dire de sa bouche : « Il faut qu’il y ait une présence adventiste à Alès »… Quel encouragement !

Le  réseau est aujourd’hui de cinquante dont neuf adventistes. Le contact avec certains se précise. Un a été baptisé et a déjà son propre réseau. Une est engagée dans un cycle d’études bibliques et a déjà demandé le baptême. Un couple est en suivi hebdomadaire. Certains attendent un lieu dans la ville pour se retrouver… D’autres, une prière ou un simple contact de temps en temps. D’anciens adventistes sont sur le secteur…280px-Centre_alès

Nous ne voulons pas prendre à Anduze ses forces vives pour les investir à Alès. Nous sommes surs que Dieu sait comment avancer et veut nous en révéler les chemins. Sur un rythme mensuel, nous nous retrouvons pour prier ensemble, peaufiner notre projet, constituer l’équipe, préparer le type de lieu à rechercher, évaluer notre capacité financière.

La ville est en demande… L’Esprit Saint est prêt au défi ! « Nous, nous sommes ses témoins. Y a-t-il un Dieu en dehors de moi ? Non, je suis votre solide rocher… » Esaïe 44.8

Nous sommes réjouis d’être à Son service ensemble… Dieu bénit !

Aline Henriot

08 Nov

Groupe de Maison de Saintes

WnGh1DmaF5X8vvJA2XVH8_9jkfw

LA ROCHELLE - Photo GDM Saintes 2En mai 2015, Michèle, son époux Jerisoa Ramanantara et moi, nous nous sommes rencontrés à l’église adventiste de La Rochelle. Nous avions fortement envie de  vivre une expérience spirituelle authentique dans notre ville, Saintes, située à quelques 80 km de là. C’est pourquoi nous avons pris la décision de nous réunir au foyer de Jerisoa, en compagnie de leurs enfants Hanania et Aaron, le sabbat matin, pour louer le Seigneur et étudier sa Parole.

Un an après, en décembre 2016, nous faisions part au pasteur Jean-Manuel venu nous visiter, de notre volonté d’agrandir le groupe en accueillant nos voisins, connaissances, collègues…afin de partager avec eux la Bonne Nouvelle du salut. Celui-ci nous encouragea à étudier les actes des apôtres et à prier le Saint-Esprit pour être guidés.

En 2017, par des contacts de personne à personne (chez le coiffeur, lors de soirées sociales, etc..) Michèle, Jerisoa et moi invitions des gens à nous rejoindre. C’est avec une grande joie que nous avons pu accueillir peu à peu jusqu’à 17 personnes (14 adultes et 3 enfants), dont nous faisons partie. Soit 2 ans après notre 1ère rencontre à La Rochelle ! Nous nous réunissons dans les foyers respectifs à tour de rôle.

Nos amis, croyants engagés, pour la plupart, participent pleinement à tous nos moments de vie : louange, étude, prière, partage de spécialités culinaires, voyages, loisirs…la participation des enfants est largement appréciée, des espaces leur étant consacrés. La Parole de Dieu que nous étudions chaque sabbat, avec comme support le guide d’études de l’Ecole du Sabbat, agit puissamment au milieu de nous et Dieu se manifeste à travers des témoignages et des miracles. Nous sommes vraiment reconnaissants à Dieu pour ses merveilles. Tout le monde est content !!LA ROCHELLE - Photo GDM Saintes 1

En vue de consolider nos connaissances et mieux vivre le projet de partage de l’évangile, notre pasteur nous rencontre 1 fois par mois, le jeudi soir ou le dimanche, dans une de nos maisons. C’est dans ce cadre que notre groupe de maison s’est rendu 2 fois à l’église adventiste de La Rochelle pour des temps de sensibilisation à la vision.

Notre vœu est de continuer à croître à tous égards, sous la direction du Saint-Esprit qui nous anime ! Merci de penser à nous dans vos prières.

« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Actes 1.8.

Armstrong Okoro

(Extrait de "Animés pas l'Esprit. Un mouvement de disciple. Actes et Témoignages", livret remis lors de l'Assemblée de la Fédération des Églises adventiste du 7ème jour du Sud de la France à Pentecôte 2018)
04 Avr

Je fais un rêve – I have a dream

b_1_q_0_p_0

Réimaginer l'Eglise_Viola

A l’occasion des 50 ans de la mort Martin Luther King le 4 avril 1968, dont la vie est inspirante pour chacun, voilà une adaptation de son célèbre discours « I have a dream », le 28 août 1963 à Washington de Frank VIOLA (dans Réimaginer l’Eglise. Poursuivre le rêve du christianisme organique, Olonzac, Editions Oasis, 2103, p. 23.)

« Je fais un rêve qu’un jour, l’Église de Jésus-Christ se lève pour sa vocation en Dieu et commence à vivre sous le sens véritable de son identité, qui est la bien-aimée du Dieu Tout-Puissant, la fiancée du roi des rois.

Je fais un rêve que Jésus-Christ redevient un jour chef de son Église. Non point en pieuse rhétorique, mais dans la réalité.

Je fais un rêve que des groupes de chrétiens partout dans le monde commencent à étoffer la réalité du Nouveau Testament selon laquelle l’Église est un organisme vivant et non une organisation institutionnelle.

Je fais un rêve que la division clergé/laïcat devient un jour une antiquité de l’histoire ecclésiastique, et le Seigneur Jésus Lui-même remplace le système moussu de la hiérarchie humaine qui a usurpé son autorité parmi Son peuple.

Je fais un rêve que les multitudes du peuple de Dieu ne tolèrent plus ces systèmes artificiels qui les ont mis dans la servitude religieuse et sous une charge de culpabilité, de devoirs, de condamnation, faisant d’eux les esclaves de systèmes et dirigeants autoritaires.

Je fais un rêve que la centralité et la suprématie de Jésus-Christ est le thème central, le pilier, et la quête de chaque chrétien et chaque Église. Et que les bien-aimés de Dieu ne sont plus obsédés par les choses spirituelles et religieuses au point de se diviser. Mais que leur obsession et leur quête est une personne, le Seigneur Jésus-Christ.

Je fais un rêve que d’innombrables Églises sont transformées, passant d’entreprises puissantes à des familles spirituelles, authentiques communautés Christo-centrées, où les membres se connaissent les uns les autres intimement, s’aiment inconditionnellement, se dévouent les uns pour les autres profondément, et se réjouissent les uns avec les autres infailliblement.

Je fais un rêve aujourd’hui… »

12 Oct

Retour d’expériences du camp meeting 2017

rendition;size=1200;version=0
 L’expérience que je viens de vivre cet été dans les Cévennes, durant le camp meeting, m’a permis d’un peu mieux comprendre ce qu’est le principe de se laisser habiter par Dieu, se laisser utiliser par LUI, pour répondre aux besoins des personnes qu’IL met sur ma route.

Le camp meeting avait pour thème cette année : « l’Évangélisation pour les nuls ! »Evangélisation pour les nulsSe sentir enthousiaste et nul en même temps. Quel drôle d’association de mots et d’état me direz-vous ? C’est pourtant ce que ressentait la plupart des participants.

« Enthousiaste », car plein de Dieu ; dans un sentiment d’admiration, de joie ; vivant et se donnant un accueil chaleureux mutuellement, tel était notre état tous ensemble pour une semaine.

« Nuls » : de ce terme je prendrai la partie de définition que me propose le dictionnaire, celle qui parle du manque de compétence dans un domaine ; être totalement ignorant dans un domaine …

Et en l’occurrence, dans celui de l’Évangélisation !!

Comment apporter « la bonne nouvelle » à nos contemporains ?

« L’Évangélisation pour les nuls » ! Très vite je me suis posée la question : qui est nul ? Ceux qui vont être évangélisés ou ceux qui évangélisent, autrement dit, moi, nous, les chrétiens ?

Du coup très vite j’ai fait le lien avec le fait de se laisser habiter par Dieu : se sentir sans compétence, pour mieux recevoir le « savoir-être » que me donne dieu. J’ai découvert l’importance de « s’attendre à l’inattendu de Dieu ».

LE laisser nous proposer une marche à suivre, un projet auquel on n’avait pas penser ?!! Du coup, j’ai mieux compris pourquoi mes projets de création de  groupe n’avançaient pas.

L’évangile relationnel : créer du lien ; même si cela prend du temps.

Que nos voisins, nos amis, puissent nous voir vivre en cohérence avec les propos que nous tenons. Devenir une référence dans tel ou tel domaine, pour eux et partager leur domaine de prédilection à eux. Qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur nous.

Plus les jours avançaient, plus je me sentais perturbée positivement, déstabilisée dans ce que je savais ou … croyais savoir. J’étais venue pour apprendre « comment faire » pour créer un groupe de maison ; partager la bonne nouvelle avec mes voisins etc … J’étais en train de comprendre que je devais apprendre « comment être » ?!! L’évangile la plus efficace est celle du quotidien disent nos formateurs. « Être connecté avant de communiquer ! ». (p.14 d’un petit livret distribué durant la semaine).

Chaque matin nous réfléchissions sur un de ces aspects ; l’après-midi, nous mettions en pratique sous forme d’atelier, ce que nous avions compris.

Il y avait beaucoup de temps consacrés à la prière et à la réflexion par petits groupes de frères et sœurs. Ce qui m’a beaucoup plu également.

Je me sens enrichie à chaque fois.

La mise en pratique était immédiate, car cette année, il y avait parmi les participants au camp, beaucoup de néophytes et de jeunes.

Deux catégories de personnes qui permettent de vérifier si on est disposé à rencontrer l’autre, dans sa différence et « être le message » en vivant un moment avec lui ?!

Toute cette belle expérience, je l’ai vécu au Moulin, ce lieu magnifique où nous pouvons nous ressourcer pleinement. J’en suis repartie, enrichie, « très nulle » et encore plus enthousiaste pour la gloire de Dieu et le bonheur de mes contemporains.

Merci Seigneur de disposer mon cœur à ta volonté et de me qualifier pour l’exécuter ; de mettre sur ma route des frères et sœurs expérimentés et un peu plus loin que moi, sur le chemin… Ils m’apportent une compréhension formidable de ce que tu veux que nous fassions pour Ta Gloire et l’Édification de Ton Église.

A quand le prochain camp meeting ? …

Hélène GIRAUDON, église de Toulon (Var)
24 septembre 2017

09 Mai

Témoignage sur les Groupes de Maisons d’Évelyne Zuber

temoignage
Ce témoignage a été fait lors de la rencontre de formation sur les petits groupes à Collonges sous Salève, le 8 avril 2017

Le temps qui m’est imparti étant très court, je lirai  mon texte pour ne pas me laisser emporter par mon enthousiasme pour les groupes de maison ! Vous me le pardonnerez, j’espère !

Sans nous vanter, nous pouvons dire, Jean-Daniel et moi, que nous sommes parmi les pionniers des groupes de maison ! Dès les années 70 le pasteur François Hugli, alors jeune stagiaire à Yverdon, en a fait l’expérience, puis les a initiés à Genève dans les années 80, où nous les avons à notre tour expérimentés avec joie. Au moment où s’envolait leur nombre (15 !) à l’église de Genève, François Hügli a été appelé à la Fédération du Sud de la France où il a essayé de les promouvoir. Ce fut un demi- échec, car les circonstances et les états d’esprit n’étaient pas très favorables. Aussi sommes-nous très heureux de voir le projet ressurgir et se développer dans la région…25 ans plus tard ! Et je peux vous dire que depuis 1988, dans le pays de Gex, notre groupe de maison n’a pas cessé de se réunir chaque semaine durant 2h pour partager les Ecritures ! Et même il a fait des petits !

Comment ouvrir un groupe de maison ? Telle est la première question qui se pose.

La première démarche, c’est de fréquenter le plus de monde possible hors de l’église locale : voisins, collègues, parents d’élèves des écoles de ses enfants, chrétiens ou non, s’intégrer dans des associations communales, de loisir ou de sport, et se faire connaître par notre rigueur morale, notre discipline de vie, notre fraternité, comme des chrétiens ouverts et disponibles, amoureux de la Bible. Dieu suscite alors des occasions favorables pour se rencontrer autour de la Bible. Pour nous, comme plus tard pour notre fille qui anime aussi un groupe de maison (Jean-Daniel vous en parlera tout à l’heure), la demande est venue de l’extérieur. Un groupe de mamans de l’école primaire se réunissait déjà avec les manuels  des « Rendez-vous avec la Bible », qu’une maman évangélique animait. Comme elle devait quitter la région elle nous a proposé de lui succéder. Nous avons ainsi poursuivi quelques temps avec ces manuels, et à la demande des participants eux-mêmes, nous sommes passés à l’étude plus approfondie des textes bibliques qu’ils désiraient mieux connaître. Depuis 30 ans nous ne les avons pas encore épuisés !

Donc pour ouvrir un groupe de maison, faisons-nous des amis à l’extérieur, et ouvrons-leur nos foyers pour partager avec eux ce qui nous tient à cœur, ce qui fonde notre vie, la Parole de Dieu !

Seconde question : Faut-il attendre d’avoir fait de la théologie ou d’avoir un pasteur pour animer le groupe ? Ce serait bien, s’il y a un pasteur disponible et acquis à la démarche, mais ce n’est pas indispensable ! Le risque, avec un pasteur (excusez-moi, mes frères pasteurs !) c’est que les rencontres deviennent des exposés théologiques et doctrinaux, et  qu’il n’y ait plus d’échanges ! Or, l’animateur du groupe doit veiller à favoriser ces échanges  dans la liberté de parole, et le respect des opinions et des ressentis, sans aucun jugement ni arrière-pensée.

Tout membre d’église est en principe formé, par l’Ecole du Sabbat, à lire, comprendre et partager un texte biblique, à cœur ouvert ! Tous n’ont pas le don d’enseignement, mais on peut se répartir les rôles selon les dons spirituels accordés à chacun : l’un ouvre sa maison pour les rencontres, l’autre prépare la petite collation qui met de l’ambiance, un troisième cherche une prière ou un chant approprié à l’étude du jour, un autre dirige l’étude, un autre propose des prières d’intercession. Chaque groupe aura sa personnalité selon ses participants, mais ne doit pas dépasser la douzaine de membres pour favoriser les échanges entre tous.

Enfin troisième question : Quel est le but d’un groupe de foyer ?

La grande crainte de nos responsables a été qu’ils se séparent de l’Eglise, et  qu’ils créent des groupes dissidents. Ce fut parfois vrai mais très minoritaire ! François Hugli m’a même confié cette semaine, que grâce au groupe de maison qui se réunissait chez lui, bien des membres éloignés de l’Eglise avaient retrouvé la joie de revenir dans les assemblées.

Mais un groupe de foyer n’est pas destiné aux membres d’église fidèles. Ils ont l’EDS pour se rencontrer, étudier la Bible et partager leur compréhension des textes ! S’ils participent à un groupe de maison, ils doivent être en minorité et éviter soigneusement le « patois de Canaan », le vocabulaire spécialisé (justification, sanctification, glorification… « gros mots » incompréhensibles par le profane.)

Le but d’un groupe de maison est avant tout de semer la Bonne Nouvelle du salut en JC. C’est de conduire ses participants à une rencontre personnelle avec Jésus. Si cela aboutit à un baptême, gloire à Dieu, mais cela reste une exception dans notre civilisation française, traditionnelle, chatouilleuse sur la liberté de choix et indépendante. Notre grande joie, c’est d’observer les transformations d’état d’esprit et de vie qu’opère le Saint-Esprit dans les cœurs de ceux qui sont persévérants et fidèles à ces rencontres. Nous en avons vu faire de véritables expériences de pardon dans leur famille, suite à leur découverte de l’Evangile. Mais la suite de leur cheminement reste entre les mains du Seigneur !

En conclusion, je ne peux que vous encourager à vous lancer dans cette merveilleuse expérience ! En plus de vous faire de vrais amis, vous serez fortifiés dans la foi et éprouverez mille joies devant l’œuvre du Saint-Esprit !