18 Oct

Le groupe du Pays Basque

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All-focusNotre groupe, qui existe déjà depuis une vingtaine d’années, se réunit régulièrement dans notre maison qui se situe dans un petit village du Pays Basque, Souraïde, à vingt kilomètres de Bayonne, et de temps en temps chez un autre membre du groupe à Hasparren. Après avoir été plus nombreux nous sommes maintenant 6 ou 7 personnes en moyenne.

 

Nous nous réunissons chaque sabbat pour des moments de partage, lecture, étude de la parole, louange et prière. Nous avons l’habitude de partager ensemble un repas; chacun amène un plat et c’est un moment très convivial où souvent les conjoints non chrétiens viennent nous rejoindre.

Tout se fait dans la simplicité et la bonne humeur !

De plus, suite à un parcours Alpha que nous avions organisé chez nous avec nos amis et où nous avions reçu en moyenne 6 personnes, nous avons, à la demande de tous, continué à nous retrouver une fois par mois pour lire et étudier la Bible que ces personnes découvraient avec joie.

Cela fait 3 ans que nous fonctionnons ainsi et tout le monde souhaite encore poursuivre l’expérience.

Nous en profitons pour inviter d’autres amis à rejoindre ce groupe qui est très ouvert : nous avons ainsi un couple catholique, un couple engagé dans l’entraide qui n’est pas attaché à une église en particulier, une collègue de travail en recherche… et ces personnes amènent aussi parfois elles-mêmes des amis curieux de savoir ce qui se fait et se dit ; c’est l’effet boule de neige et nous nous retrouvons parfois assez nombreux !

Depuis l’année dernière notre Pasteur Philippe nous a proposé de venir nous voir un sabbat par mois et il se trouve qu’il était disponible le jour de notre rencontre avec nos amis ; ça tombait bien et tout le monde était ravi. Philippe nous propose différents thèmes à aborder et cela devient un réel plaisir pour chacun de trouver des réponses dans la parole de Dieu. Nous avons ainsi la joie de pourvoir partager notre foi avec nos amis.

image1Notre évangélisation est toute simple ; elle se fait dans les rencontres, les contacts, les amitiés… ce n’est donc  pas seulement une parenthèse d’un samedi par mois, mais c’est une relation amicale qui se prolonge. C’est aussi notre attention, notre présence dans un moment difficile et notre écoute attentive et bienveillante.

Notre groupe est tout petit, perdu dans notre  « far » ouest » mais il est là ! Nous voulons rester disponibles et ouverts aux autres pour les attirer comme un phare dans l’ouest, non pas à nous mais au Seigneur.

Fanchon et Xavier

(Extrait de "Animés pas l'Esprit. Un mouvement de disciple. Actes et Témoignages", livret remis lors de l'Assemblée de la Fédération des Églises adventiste du 7ème jour du Sud de la France à Pentecôte 2018)
20 Déc

Luther et les petits groupes

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Ce titre pourrait surprendre certains. Commençons par l’expliquer.
Tout d’abord, Luthb_1_q_0_p_0er : nous fêtons en cette fin d’année 2017, les 500 ans de la Réforme. En octobre 1517, Luther afficha ses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg. Fait symbolique fort que l’on retient donc pour marquer le début de la Réforme.
Ensuite, les petits groupes : depuis maintenant plusieurs années, au sein de la Fédération des Églises adventiste du 7ème jour du Sud de la France, nous encourageons les petits groupes, groupes de maison, Églises de maison. Ce site internet permet par exemple de développer cela. Alors OK pour ces deux éléments, mais comment les rassembler ?

Eh bien, Luther en son temps a encouragé les petits groupes :

« Ceux qui veulent être sérieusement chrétiens et confesser l’Évangile en actes et en paroles devraient s’inscrire nominalement et s’assembler à part, dans une maison quelconque, pour la prière, pour lire, baptiser, recevoir le sacrement et pratiquer les œuvres chrétiennes ». Martin LUTHER, Œuvres, vol. 4, Genève, Labor et Fides, 1958, p. 211-212.

Concrètement, Luther considère ce temps de rencontre dans les maisons, comme la troisième forme de culte. Il y avait déjà la messe en latin, puis celle en allemand induite au travers de la Réforme afin que tout le monde comprenne. On n’a pas vraiment d’éléments pour comprendre les motivations de Luther a encouragé cela. Toutefois, il mentionne la difficulté à mettre en place une telle forme de culte. Ceci est lié à la définition de l’Église selon la Réforme est :

« L’Église est l’assemblée de tous les croyants auprès desquels l’Évangile est prêché purement et les saints sacrements administrés conformément à l’Évangile ».

Cette définition de l’Église est formulée à l’article 7 de la Confession d’Augsbourg (1530). On peut tout d’abord noter que l’Église est une assemblée de croyants, d’être vivant. Faisons remarquer afin d’éviter tout malentendu, que lorsqu’on parle d’Église, l’Église n’est pas un bâtiment !

Ensuite, les actes concrets vécus par les croyants en Église sont la prédication de l’Évangile et l’administration des sacrements (actes pastoraux : le baptême, le service de communion (incluant la Cène et le lavement des pieds), le mariage, la présentation d’enfants, les obsèques et la prière pour les malades). Ces deux actes sont qualifiés, c’est-à-dire qu’ils doivent être fait d’une certaine manière « purement » et « conformément ». Et c’est là qu’est la difficulté concrète de vivre l’Église dans les maisons comme l’encourage Luther. Cette « pureté » et cette « conformité » ont induit qu’il fallait des personnes compétentes pour faire ces actes. Ces personnes compétentes et formées sont les pasteurs. Dans la pensée de la Réforme, ceux qui peuvent prêcher l’Évangile et administrer les sacrements, ceux sont les pasteurs qui ont été formés pour cela. Et vous voyez donc bien là, la difficulté pour Luther. Dans cette pensée de la Réforme, il faudrait un pasteur dans chaque maison… chose impossible…

Alors, devons-nous arrêter là notre réflexion. Certainement pas. Tout d’abord, de nombreuses Églises issues de la Réforme sont allés plus loin. Pour parler par exemple, de l’Église adventiste, ce ne sont pas seulement les pasteurs qui prêchent. Et pour ce qui est des sacrements ou actes pastoraux, de façon générale les pasteurs et les anciens peuvent réaliser les mêmes actes pastoraux, sous la responsabilité du pasteur. Nous pouvons donc dépasser le blocage de Luther…

Alors, pour aller encore plus loin, plaçons nous en tant qu’héritier de la Réforme et de réfléchir à comment les petits groupes, groupes de maison et Églises de maison peuvent être une opportunité à vivre.

Tout d’abord, il faut rappeler que tous les spécialistes de la croissance de l’Église font le constat que là où il y a des petits groupes, il y a de la croissance.

« Dans les Églises où des petits groupes fonctionnent avec succès :
- les membres parviennent plus rapidement à la maturité spirituelle;
- moins nombreux sont ceux qui abandonnent la foi ;
- un engagement plus profond en faveur de l’Église et de la population se manifeste ;
- il y a une meilleure entente entre gens de diverses cultures ;
- les dons spirituels sont plus facilement identifiés et cultivés ;
- les gens sans aucun lien avec l’Église sont plus facilement gagnés à la foi. »
Extrait de Pensez grand, pensez petits groupes de David Cox (responsable du département Évangélisation de Fédération adventiste du Sud de l’Angleterre)

Rappelons-nous cette citation de Luther : « Ceux qui veulent être sérieusement chrétiens et confesser l’Évangile en actes et en paroles… ». En fait, il s’agit de voir les petits groupes comme les lieux de vécu concret de ma vie chrétienne, de ma vie de disciple.

doc_AMF_ILU_20120724_mutualisation_rikilo_Fotolia_37122502_XSC’est cette dimension qui a également été comprise par d’autres personnes dans la continuité de la Réforme. Martin BUCER (1491-1551), qui prêcha à Strasbourg à partir de 1523, commença, à titre expérimental, des petits groupes, appelés des Christliche Gemeindschaften et fonctionnant comme de réelles Églises. Il s’agissait d’une recherche d’un retour à l’Eglise primitive. Toutefois, tout comme avec Luther, cette tentative a échoué. Par la suite, Philippe Jacob SPENER (1635-1705), créa des petits groupes de maisons pour la prière et l’étude de la Bible, appelés les collegia pietatis. De même, les Moraves (avec Nicolas Louis Von ZINZERDORF), à partir de 1727 organisèrent de nombreux petits groupes de maison de huit à douze personnes. Dans le réveil méthodiste, John WESLEY (1703-1791) a largement développé l’approche des petits groupes. Il existait plusieurs groupes dans le réveil méthodiste. La bande – Sociétés sélectives, dont l’appartenance était facultative (20% des méthodistes en faisaient partie) et les classes (groupes fondamentaux des méthodistes avec obligation d’appartenance) qui réunissaient dix-douze personnes du même quartier, toutes les semaines.

Pour aller, encore plus en avant dans cette réflexion des petits groupes dans le cadre de la Réforme, nous allons rappeler ici les grands principes du protestantisme :

A Dieu seul la gloire (Sola Deo Gloria)
La grâce seule (Sola Gracia)
La foi seule (Sola Fide)
La Bible seule (Sola Scriptura)
Les Eglises toujours à réformer (Ecclesia semper reformanda)
Le sacerdoce universel

Il serait trop long et ce n’est pas le but de cette réflexion, d’étudier chacun de ces principes, mais regardons ensemble quelle réalité, certains peuvent prendre dans un petit groupe.

Tout d’abord, les Églises toujours à réformer (Ecclesia semper reformanda).
On constate très souvent que lorsque l’on parle des groupes et d’Églises de maison, cela questionne nos définitions et notre vision de l’Église. Chacun pense que l’Église doit être comme ceci, comme cela, que s’il n’y a pas tel élément ou un autre, ce n’est pas une Église… que si les choses ne sont pas faites comme ceci ou comme cela, ce n’est pas une Église… En fait, c’est quoi une Église ?
Alors si nous regardons un peu plus tout cela, si nous osons une autocritique… n’aurions-nous pas à vivre des réformes dans nos Églises. Les petits groupes ne sont pas la solution idéale, mais en faisant autrement, ils nous questionnent sur nos habitudes d’Églises… oups voilà employé un mot qui dérange dans la Réforme. Habitudes… et son synonyme « traditions » n’est jamais loin… Souvenons-nous que ces réformateurs se sont battus contre les traditions de l’Église. Et nous aujourd’hui, sans devoir nous battre, qu’avons-nous à réformer… ?

En partant de cette notion de tradition, on peut aborder un autre principe de la réforme : La Bible seule (Sola Scriptura). On pourrait se demander si parfois, nos Églises ne vivent plus seulement sur le principe de la Bible seule, mais peut-être sur la Bible + ceci + cela… Ce que je trouve personnellement intéressant dans les petits groupes, c’est justement la place que l’on donne à la Bible, à la Parole de Dieu. Chacun est encourager à écouter ce que dit le texte, à partager sa compréhension et échanger sur ce que cette Parole invite chacun à vivre dans sa vie personnelle, dans sa relation à Dieu et aux autres. En fait, il s’agit de voir réellement la Bible comme la seule autorité… et sans avoir besoin de quelqu’un qui serait le garant de la bonne façon de comprendre…

C’était par exemple, le rôle des prêtres qui sont les garants de la bonne façon de faire… en étant un brin provocateur, parfois ne pensons nous pas la même chose du pasteur? Or cela vient en contradiction avec le principe du sacerdoce universel. Ce principe qui veut dire que tous sont prêtres et que cela n’est pas réservé à quelques-uns, Luther le développa à partir de l’Épitre de Pierre :

1 Pierre 2. 5, 9
5 Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, entrez dans la construction de la Maison habitée par l’Esprit, pour constituer une sainte communauté sacerdotale, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.
9 Mais vous, vous êtes la race élue, la communauté sacerdotale du roi, la nation sainte, le peuple que Dieu s’est acquis, pour que vous proclamiez les hauts faits de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière,

Pierre ne s’adresse pas ici à une élite mais à l’ensemble de la communauté. En fait, que l’on soit boulanger ou pasteur (et nous pouvons ajouter informaticien ou médecin, ingénieur ou artisan, mécanicien ou plombier…), on est élu et consacré. On est consacré par Dieu pour un ministère. Nul besoin d’un officiel, d’un spécialiste. Devant Dieu, tout baptisés, nous sommes des prêtres et des sacrificateurs, comme dirait Luther.
Nous ne reviendrons pas sur la tension que nous avons vu tout à l’heure sur la manière correcte dont l’Évangile doit être prêchée… et donc sur la nécessité de personnes formées…
En fait, au travers des petits groupes, nous sommes encouragés à vivre la réalité du sacerdoce universelle. C’est le lieu où chacun est encouragé selon ses dons à les mettre au service de Dieu et des autres…

Alors oui, les petits groupes, groupes de maison et Églises de maison sont en réelle opportunité à vivre, en plus des Églises existantes et sans concurrence, à la fois pour nous pour nos vies de disciples mais aussi pour les autres, dans la dimension du partage de l’évangile.

Pour terminer, revenons sur les origines du terme « Protestant » que l’on utilise aussi pour parler de ceux qui sont les descendants de la Réforme.
Ce terme « protestant » remonte à l’époque de Luther, au moment où la Réforme s’implante en Allemagne. Il a deux origines possibles.
Lors de la Diète de Spire en 1526, l’empereur Charles Quint dut accepter de laisser aux princes allemands toute liberté en matière de religion, bien que la norme fût d’imposer aux sujets la religion des dirigeants au pouvoir. Plusieurs princes et villes libres adoptèrent alors la Réforme. Mais lors de la deuxième Diète de Spire, l’empereur revint sur cette concession. Cela entraina la protestation de cinq princes et quatorze villes libres. Les partisans de la Réforme furent dès lors appelés « protestants ». Telle est l’explication la plus répandus mais ce n’est pas la seule.
En effet, l’étymologie du mot pourrait mettre en lumière une signification différente. Le fait d’être « protestant », du latin « pro » (pour) et « testari » (témoigner), impliquerait d’abord de porter témoignage de sa foi avant de devenir un acte de protestation (par le refus de la messe et du culte des saints, notamment).

Et si notre défi aujourd’hUne Eglise dans ton quartier, un mouvement de disciplesui était justement de redevenir réellement des témoins. Être témoin au autour de nous, idée que l’on retrouve aussi dans le slogan de la Fédération des Églises adventistes du Sud de la France : Une Église dans ton quartier, un mouvement de disciples.
Et si nous avions à nous réformer, à réformer nos vies de disciples, nos vies d’Églises pour être pleinement « protestants » au sens de « témoins »… et si les petits groupes étaient une réelle opportunité de vivre une certaine réforme pour vivre ce témoignage… bien sûr ces réformes sont possibles également dans nos Églises actuelles…
Peut-être avons-nous besoin personnellement d’être à nouveau « formé » comme Dieu forma les premiers êtres humains ? Peut-être avons en tant qu’Églises, d’être à nouveau « formés » afin de former le corps de Christ comme le dit 1 Corinthiens 12.
Jésus appela ses disciples avant sa montée au ciel à être ces témoins… jusqu’aux extrémités de la terre… ça commence déjà par « juste à côté de moi »… avec la puissance du St Esprit. Et si c’était cela notre nouvelle réforme ?

20 Nov

Bilan de la 1ère rencontre fédérale des petits groupes 2017

affiche WE fédéral Groupes

Le week-end du 3 au 5 novembre dernier, environ 30 personnes se sont retrouvées au Moulin de l’Ayrolle pour la 1ère rencontre fédérale des petits groupes (GdM, EdM) de la Fédération Adventiste du 7ème jour du Sud de la France.

Venant de Haute-Savoie, Ain, région lyonnaise, Valence, Vaucluse, Nice, Toulouse, les participants ont pu apprendre à se connaitre dans une ambiance spirituelle et festive.

Mais surtout, ils ont été amenés à réfléchir sur leur groupe autour des questions suivantes :

  • Quel est le but de notre groupe ?
  • Que vivons-nous dans notre groupe ?
  • Quelles sont les valeurs de notre groupe ?
  • Quelles sont les capacités que nous mettons au service de notre groupe ?
  • De quoi aurions-nous besoin pour développer notre groupe ?
  • Qu’allons-nous mettre en place ?

Chacun est reparti en ayant décidé d’un petit pas à mettre en place.

Cette rencontre a été un temps d’encouragements pour les présents à poursuivre leur engagement dans un petit groupe. De plus, beaucoup ont le désir de partager ce qui a été vécu aux autres membres de leur groupe non-présents.

Des documents d’accompagnement ont été créés et ils sont disponibles auprès de Samuel Dinsenmeyer : samuel.dinsenmeyer@adventiste.org

Une vidéo pour revivre les moments de cette rencontre:

12 Oct

1ère rencontre fédérale des petits groupes GDM / EDM

visuel affiche

affiche WE fédéral GroupesLa première rencontre fédérale des petits groupes GDM (Groupes De Maison) et EDM (Eglise de Maison) aura lieu au Moulin de l’Ayrolle, le weekend du 3 au 5 novembre.

L’objectif est de faire de cette rencontre une  « fête », en rassemblant des représentants des GDM et EDM de toute la Fédération pour susciter une dynamique de réseau et entretenir la vision.

affiche WE fédéral Groupes

Inscriptions auprès de assistantedept.ffs@adventiste.org
Bulletin d’inscription WE fédéral groupes 2017
Prix : 30€ (hébergement / nourriture)
Heures : Vendredi à partir de 18h au dimanche 14h
Organisation Pôle évangélisation FFS

16 Mai

Témoignage sur les Groupes de Maison de Jean-Daniel Zuber

TEMOIGNAGE
 Ce témoignage a été fait lors de la rencontre de formation sur les petits groupes à Collonges sous Salève, le 8 avril 2017

Jean-Daniel ZuberLe projet d’un groupe de maison nécessite, au préalable, une claire idée de nos motivations.

Nous nous sommes considérés comme de simples semeurs de la Parole de Dieu et de sa Bonne Nouvelle, auprès de tous eux qui sont désireux de l’approcher, et rien de plus. C’est l’Éternel qui conduira les suites.

Ainsi va l’exemple de celles qui se sont appelées « les biblettes ». C’est un groupe de femmes « soignantes », des sages-femmes, un médecin, des infirmières, responsables d’aumônerie hospitalière ou de catéchèse dans leur église, et qui, ayant reconnu chez notre fille une certaine connaissance et une approche de la Bible, ont souhaité, une fois par mois, se retrouver autour d’un thème qui les préoccupe ou les interpelle issu de la Bible. Parmi elles, il y a un ou deux cas de personnes se disant athées, communiste, mais préoccupées par les mentalités de notre époque. Animé par notre fille, soutenue de loin par sa mère, ce groupe vit une amitié profonde, une solidarité précieuse au sein d’un milieu confronté à bien des situations dramatiques et stressantes, une liberté de langage précieuse en nos temps de conventions et de modes.

Autre exemple : Il y a quelques années, j’ai animé un groupe chez une de nos sœurs. Composé de personnes d’horizons religieux divers, elles étaient intéressées à mieux connaître les contenus de la Bible. Parmi ces personnes se trouvait un homme, ancien collègue de travail du mari de notre sœur qui avait régulièrement abordé avec lui des sujets bibliques qui l’avaient touché. Il a fréquenté notre groupe après le décès du mari de notre sœur. Appréciant l’état d’esprit du groupe, il en est venu à fréquenter notre église. Et puis il s’est engagé dans l’exécution de certaines tâches: les extérieurs, puis il a collaboré à des travaux intérieurs et il a été un participant très actif dans nos fêtes. Au point qu’à plusieurs reprises, plusieurs d’entre nous l’ont appelé à rendre sa présence parmi nous plus étroite en entrant dans les eaux du baptême, le rendant ainsi membre de plein droit ! Il a fallu 7 ans avant qu’il accepte. Il était tourmenté et retenu par des questions personnelles. Gloire à Dieu pour cela !

En conclusion, notre rôle n’est-il pas de partager la présence de Dieu autour de sa Parole avec tous ceux qui y aspirent, le désirent, avec simplicité, en confiance et proximité de cœur. Nous confions à Dieu, par la prière, le chemin spécifique que ces personnes pourront découvrir à partir de ces moments privilégiés.

Que le Seigneur nous inspire, chacune et chacun, avec nos charismes respectifs pour que croisse le peuple que l’Éternel  veut rassembler dans son royaume.

Que le Seigneur vous bénisse.

09 Mai

Témoignage sur les Groupes de Maisons d’Évelyne Zuber

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Ce témoignage a été fait lors de la rencontre de formation sur les petits groupes à Collonges sous Salève, le 8 avril 2017

Le temps qui m’est imparti étant très court, je lirai  mon texte pour ne pas me laisser emporter par mon enthousiasme pour les groupes de maison ! Vous me le pardonnerez, j’espère !

Sans nous vanter, nous pouvons dire, Jean-Daniel et moi, que nous sommes parmi les pionniers des groupes de maison ! Dès les années 70 le pasteur François Hugli, alors jeune stagiaire à Yverdon, en a fait l’expérience, puis les a initiés à Genève dans les années 80, où nous les avons à notre tour expérimentés avec joie. Au moment où s’envolait leur nombre (15 !) à l’église de Genève, François Hügli a été appelé à la Fédération du Sud de la France où il a essayé de les promouvoir. Ce fut un demi- échec, car les circonstances et les états d’esprit n’étaient pas très favorables. Aussi sommes-nous très heureux de voir le projet ressurgir et se développer dans la région…25 ans plus tard ! Et je peux vous dire que depuis 1988, dans le pays de Gex, notre groupe de maison n’a pas cessé de se réunir chaque semaine durant 2h pour partager les Ecritures ! Et même il a fait des petits !

Comment ouvrir un groupe de maison ? Telle est la première question qui se pose.

La première démarche, c’est de fréquenter le plus de monde possible hors de l’église locale : voisins, collègues, parents d’élèves des écoles de ses enfants, chrétiens ou non, s’intégrer dans des associations communales, de loisir ou de sport, et se faire connaître par notre rigueur morale, notre discipline de vie, notre fraternité, comme des chrétiens ouverts et disponibles, amoureux de la Bible. Dieu suscite alors des occasions favorables pour se rencontrer autour de la Bible. Pour nous, comme plus tard pour notre fille qui anime aussi un groupe de maison (Jean-Daniel vous en parlera tout à l’heure), la demande est venue de l’extérieur. Un groupe de mamans de l’école primaire se réunissait déjà avec les manuels  des « Rendez-vous avec la Bible », qu’une maman évangélique animait. Comme elle devait quitter la région elle nous a proposé de lui succéder. Nous avons ainsi poursuivi quelques temps avec ces manuels, et à la demande des participants eux-mêmes, nous sommes passés à l’étude plus approfondie des textes bibliques qu’ils désiraient mieux connaître. Depuis 30 ans nous ne les avons pas encore épuisés !

Donc pour ouvrir un groupe de maison, faisons-nous des amis à l’extérieur, et ouvrons-leur nos foyers pour partager avec eux ce qui nous tient à cœur, ce qui fonde notre vie, la Parole de Dieu !

Seconde question : Faut-il attendre d’avoir fait de la théologie ou d’avoir un pasteur pour animer le groupe ? Ce serait bien, s’il y a un pasteur disponible et acquis à la démarche, mais ce n’est pas indispensable ! Le risque, avec un pasteur (excusez-moi, mes frères pasteurs !) c’est que les rencontres deviennent des exposés théologiques et doctrinaux, et  qu’il n’y ait plus d’échanges ! Or, l’animateur du groupe doit veiller à favoriser ces échanges  dans la liberté de parole, et le respect des opinions et des ressentis, sans aucun jugement ni arrière-pensée.

Tout membre d’église est en principe formé, par l’Ecole du Sabbat, à lire, comprendre et partager un texte biblique, à cœur ouvert ! Tous n’ont pas le don d’enseignement, mais on peut se répartir les rôles selon les dons spirituels accordés à chacun : l’un ouvre sa maison pour les rencontres, l’autre prépare la petite collation qui met de l’ambiance, un troisième cherche une prière ou un chant approprié à l’étude du jour, un autre dirige l’étude, un autre propose des prières d’intercession. Chaque groupe aura sa personnalité selon ses participants, mais ne doit pas dépasser la douzaine de membres pour favoriser les échanges entre tous.

Enfin troisième question : Quel est le but d’un groupe de foyer ?

La grande crainte de nos responsables a été qu’ils se séparent de l’Eglise, et  qu’ils créent des groupes dissidents. Ce fut parfois vrai mais très minoritaire ! François Hugli m’a même confié cette semaine, que grâce au groupe de maison qui se réunissait chez lui, bien des membres éloignés de l’Eglise avaient retrouvé la joie de revenir dans les assemblées.

Mais un groupe de foyer n’est pas destiné aux membres d’église fidèles. Ils ont l’EDS pour se rencontrer, étudier la Bible et partager leur compréhension des textes ! S’ils participent à un groupe de maison, ils doivent être en minorité et éviter soigneusement le « patois de Canaan », le vocabulaire spécialisé (justification, sanctification, glorification… « gros mots » incompréhensibles par le profane.)

Le but d’un groupe de maison est avant tout de semer la Bonne Nouvelle du salut en JC. C’est de conduire ses participants à une rencontre personnelle avec Jésus. Si cela aboutit à un baptême, gloire à Dieu, mais cela reste une exception dans notre civilisation française, traditionnelle, chatouilleuse sur la liberté de choix et indépendante. Notre grande joie, c’est d’observer les transformations d’état d’esprit et de vie qu’opère le Saint-Esprit dans les cœurs de ceux qui sont persévérants et fidèles à ces rencontres. Nous en avons vu faire de véritables expériences de pardon dans leur famille, suite à leur découverte de l’Evangile. Mais la suite de leur cheminement reste entre les mains du Seigneur !

En conclusion, je ne peux que vous encourager à vous lancer dans cette merveilleuse expérience ! En plus de vous faire de vrais amis, vous serez fortifiés dans la foi et éprouverez mille joies devant l’œuvre du Saint-Esprit !