07 Juin

Allô Houston, nous avons un problème

Cette phrase historique a été lancée le 14 avril 1970 par James A. Lovell alors qu’il flottait sans but dans une petite capsule métallique à des Apollo_13-insigniacentaines de kms de la Terre à bord d’Apollo 13. Quelque chose s’était très mal passé. N’ayant pas assez d’oxygène ni de propulsion pour retourner sur Terre, l’équipage du vaisseau et l’équipe d’experts de la NASA à Houston ont fait face à un énorme défi. … Cette phrase, se réverbérant dans l’espace, démarra un processus conduisant à rechercher des solutions créatives à ce défi complexe.

Aujourd’hui, l’Église peut dire quelque chose de similaire : « Allô le Ciel, nous avons un problème. »

Vous pouvez ne pas avoir plus envie que Houston d’entendre ces mots, mais si nous ne sommes pas désireux d’affronter nos problèmes, nous ne serons jamais capables de corriger notre trajectoire. […]

Les sondeurs actuels nous disent qu’un grand nombre de ceux qui ne sont pas chrétiens sont en fait intéressés par le Christ, mais pas par la fréquentation d’une Église. Un autocollant sur un pare-choc disait : « J’aime Jésus, mais c’est les chrétiens que je ne supporte pas. » […]

En Occident, l’Église a tant sacrifié ce qu’elle est supposée être que sa pertinence a été perdue pour les perdus. […]

Si vous demandez aux non-Chrétiens en quoi l’Église locale est utile, ils ne verront habituellement que deux choses : c’est là où vous allez pour être marié et pour être enterré (lié et terrassé). Or, beaucoup de gens essaient désespérément d’éviter les deux. Est-ce pour cela que Jésus a saigné puis est mort ? Est-ce le meilleur que nous pouvons faire avec la puissance de la résurrection ? Nous avons un problème ! […]

Jusqu’où irons-nous pour obtenir que les gens viennent à notre spectacle cultuel ? Jusqu’où ira la compromission pour augmenter la fréquentation ? […] N’essayons-nous pas d’acheter des présences avec notre musique professionnelle, nos messages orientés et nos mises en scène ? Il me semble que nous avons perdu le terrain quelque part au long du chemin devant approcher avec sensibilité ceux qui sont en recherche. Nous avons un problème ! […]

L’ordre de mission donné par Jésus nous dit « Allez dans le monde entier », mais nous avons inversé le tout en « Venez chez nous et écoutez notre message ».

Nous attendons que les gens viennent à l’Église afin de venir au Christ, alors que les gens du monde ne veulent rien avoir à faire avec l’Église. Nous sommes si obsédés par nos propres clubs religieux que nous identifions ceux qui n’ont pas de relations avec Jésus comme étant des sans Églises. […]

Au lieu d’amener les gens à l’Église afin que nous puissions ensuite les amener au Christ, amenons plutôt le Christ aux personnes là où elles vivent. Une nouvelle Église peut croître d’une telle entreprise, une Église plus centrée sur la vie et le lieu de travail, là où l’Évangile est sensée faire une différence. Que se passera-t-il si la semence du Royaume de Dieu est plantée là où se passe la vie et où la société se forme ? N’est-ce pas ce que Jésus avait comme intention pour l’Église ? […]

A quoi cela ressemblerait-il si des Églises émergeaient biologiquement, telle de petites familles spirituelles nées du sol de perdition, car la semence du Royaume de Dieu y a été semée ?  Ces Églises pourraient se reproduire, tout comme chaque chose vivante et biologique le fait. […]

Le début de tout grand accomplissement est la reconnaissance du problème. Cette reconnaissance, combinée avec de clairs objectifs et une énergie créative peut accomplir beaucoup. Dieu nous a déjà donné tout ce dont nous avons besoin. La seule chose que nous ayons à faire est de regarder une fois encore à des choses simples, mais sous un autre éclairage. Les solutions sont piles en face de nous, si seulement nous avons des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ce que l’Esprit dit aux Églises. Dieu n’est pas silencieux, Il n’a pas disparu, mais Il est engagé et motivé. Demandez et vous recevrez. […]

Allo, le ciel, nous avons un problème ! Montres-nous la solution et ouvre notre cœur pour la recevoir.

Extraits de l’introduction du livre Organic Church  de Neil Cole.