30 Oct

Bâtiment fermé, Église ouverte

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IMG_6427 bC’est samedi soir. Après une longue semaine de travail, le Sabbat est arrivé avec son rythme frénétique, à la mesure de l’accumulation de programmes, de réunions et de préparations en tous genres. Qui n’a jamais fait l’expérience d’arriver épuisé à la fin du « jour de repos » ? Ou de dire à ses voisins : « Merci pour votre gentille invitation à manger ensemble à midi, mais je ne peux pas, je vais à l’église » ?

L’Église Gospel Celebration, à Toulouse, aime les cultes rythmés par une louange vibrante et les concerts d’évangélisation. C’est la base de son identité. Mais l’Église, c’est aussi un sabbat par mois où le bâtiment est fermé, et la communauté se réunit dans les maisons. A l’origine, l’Église n’a pas eu le choix. Ne possédant pas de lieu de culte, la communauté a cherché un endroit à louer, et elle s’est installée dans les locaux d’une église Réformée Évangélique. Seulement, voilà : la salle n’était disponible que 3 samedis par mois. Mais avec le Seigneur, les obstacles sont des opportunités. Et ils peuvent devenir des bénédictions. Un sabbat par mois s’est vu dédié naturellement à développer les liens familiaux et amicaux. Des groupes de maison sont nés de cet espace disponible, et nous constatons aujourd’hui que c’est principalement là que les changements de vie ont lieu.

Cette année, l’Église a déménagé. Les voisins du lieu de culte avaient leur chambre à coucher collée au mur de la salle de culte, ils appréciaient moyennement le réveil du samedi matin. Alors la communauté nomade est repartie en quête d’un nouveau lieu, qui a finalement été trouvé dans une Église Evangélique. Mais voilà : l’église était disponible tous les samedis. Etait-ce une bénédiction ? Peut-être, mais la communauté a choisi de garder son sabbat dans les maisons. D’une contrainte, c’est devenu un choix.

La semaine dernière, une personne est venue me dire : « J’aimerais me faire baptiser. J’ai connu Dieu il y a un moment, je ne me suis jamais engagée, puis je me suis éloignée de Dieu. Récemment, j’ai été invitée un sabbat à participer à un groupe, et à manger ensemble. L’hôtesse de maison m’a accueilli avec une telle gentillesse que je me suis tout de suite sentie en famille. C’est ça qui a fait le déclic. »

C’est parfois quand le bâtiment est fermé que l’Église peut s’ouvrir.

Gaël CosendaiIMG_6418 b

(Extrait de "Animés pas l'Esprit. Un mouvement de disciple. Actes et Témoignages", livret remis lors de l'Assemblée de la Fédération des Églises adventiste du 7ème jour du Sud de la France à Pentecôte 2018)
20 Nov

Bilan de la 1ère rencontre fédérale des petits groupes 2017

affiche WE fédéral Groupes

Le week-end du 3 au 5 novembre dernier, environ 30 personnes se sont retrouvées au Moulin de l’Ayrolle pour la 1ère rencontre fédérale des petits groupes (GdM, EdM) de la Fédération Adventiste du 7ème jour du Sud de la France.

Venant de Haute-Savoie, Ain, région lyonnaise, Valence, Vaucluse, Nice, Toulouse, les participants ont pu apprendre à se connaitre dans une ambiance spirituelle et festive.

Mais surtout, ils ont été amenés à réfléchir sur leur groupe autour des questions suivantes :

  • Quel est le but de notre groupe ?
  • Que vivons-nous dans notre groupe ?
  • Quelles sont les valeurs de notre groupe ?
  • Quelles sont les capacités que nous mettons au service de notre groupe ?
  • De quoi aurions-nous besoin pour développer notre groupe ?
  • Qu’allons-nous mettre en place ?

Chacun est reparti en ayant décidé d’un petit pas à mettre en place.

Cette rencontre a été un temps d’encouragements pour les présents à poursuivre leur engagement dans un petit groupe. De plus, beaucoup ont le désir de partager ce qui a été vécu aux autres membres de leur groupe non-présents.

Des documents d’accompagnement ont été créés et ils sont disponibles auprès de Samuel Dinsenmeyer : samuel.dinsenmeyer@adventiste.org

Une vidéo pour revivre les moments de cette rencontre:

16 Mai

Témoignage sur les Groupes de Maison de Jean-Daniel Zuber

TEMOIGNAGE
 Ce témoignage a été fait lors de la rencontre de formation sur les petits groupes à Collonges sous Salève, le 8 avril 2017

Jean-Daniel ZuberLe projet d’un groupe de maison nécessite, au préalable, une claire idée de nos motivations.

Nous nous sommes considérés comme de simples semeurs de la Parole de Dieu et de sa Bonne Nouvelle, auprès de tous eux qui sont désireux de l’approcher, et rien de plus. C’est l’Éternel qui conduira les suites.

Ainsi va l’exemple de celles qui se sont appelées « les biblettes ». C’est un groupe de femmes « soignantes », des sages-femmes, un médecin, des infirmières, responsables d’aumônerie hospitalière ou de catéchèse dans leur église, et qui, ayant reconnu chez notre fille une certaine connaissance et une approche de la Bible, ont souhaité, une fois par mois, se retrouver autour d’un thème qui les préoccupe ou les interpelle issu de la Bible. Parmi elles, il y a un ou deux cas de personnes se disant athées, communiste, mais préoccupées par les mentalités de notre époque. Animé par notre fille, soutenue de loin par sa mère, ce groupe vit une amitié profonde, une solidarité précieuse au sein d’un milieu confronté à bien des situations dramatiques et stressantes, une liberté de langage précieuse en nos temps de conventions et de modes.

Autre exemple : Il y a quelques années, j’ai animé un groupe chez une de nos sœurs. Composé de personnes d’horizons religieux divers, elles étaient intéressées à mieux connaître les contenus de la Bible. Parmi ces personnes se trouvait un homme, ancien collègue de travail du mari de notre sœur qui avait régulièrement abordé avec lui des sujets bibliques qui l’avaient touché. Il a fréquenté notre groupe après le décès du mari de notre sœur. Appréciant l’état d’esprit du groupe, il en est venu à fréquenter notre église. Et puis il s’est engagé dans l’exécution de certaines tâches: les extérieurs, puis il a collaboré à des travaux intérieurs et il a été un participant très actif dans nos fêtes. Au point qu’à plusieurs reprises, plusieurs d’entre nous l’ont appelé à rendre sa présence parmi nous plus étroite en entrant dans les eaux du baptême, le rendant ainsi membre de plein droit ! Il a fallu 7 ans avant qu’il accepte. Il était tourmenté et retenu par des questions personnelles. Gloire à Dieu pour cela !

En conclusion, notre rôle n’est-il pas de partager la présence de Dieu autour de sa Parole avec tous ceux qui y aspirent, le désirent, avec simplicité, en confiance et proximité de cœur. Nous confions à Dieu, par la prière, le chemin spécifique que ces personnes pourront découvrir à partir de ces moments privilégiés.

Que le Seigneur nous inspire, chacune et chacun, avec nos charismes respectifs pour que croisse le peuple que l’Éternel  veut rassembler dans son royaume.

Que le Seigneur vous bénisse.